Depuis presque 10 ans que je suis à mon compte, il y a une phrase, cette phrase, qui revient le plus souvent :
« Non mais moi, je suis pas un·e vrai·e artiste »
Généralement une confession, la silhouette ratatinée, qui suit la demande "montre-moi ce que tu fais". Comme si tu t'excusais presque de partager, comme si tu doutais de ta place dans ce monde aux codes qu'on ne maîtrise pas vraiment, quand tu rêves d'exposer mais que tu as tellement peur qu'on te dise NON que tu l'anticipes toi-même. Il est même juste là, au début de ta phrase :
« Non mais moi, je suis pas un·e vrai·e artiste »
On pense que pour être "vraiment artiste", il faudrait avoir un CV long comme le bras, une technique irréprochable, ou avoir été adoubé·e par une institution. Quelque chose nous souffle à l’oreille que l’art, le vrai, c’est pour les autres, ceux qui savent, qui osent, qui ont “réussi”. Ou les médiatisés, les grandiloquents, les conceptuels dans lesquels tu ne te reconnais pas.
Toi, tu crées. Tu cherches, tu explores, tu doutes, tu recommences. Tu exposes parfois, tu partages un peu, mais toujours avec cette petite voix qui demande : « Est-ce que ça compte vraiment ? Est-ce que je suis légitime ? »
Peut-être que tu te dis :
« Je n’ai pas fait d’école d’art, alors… »
« Mon style ne rentre pas dans les cases. »
« Je ne sais pas parler de mon travail, je ne maîtrise pas le jargon. »
« Je ne vends pas assez, donc je ne suis pas un·e “vrai·e” artiste. »
Toutes ces croyances qui poussent en toi, jusqu'à venir parasiter ta créativité. Celles qui prennent racine dans la comparaison, dans la peur du regard des autres, dans l’idée qu’il faudrait être “pro” pour être reconnu·e.
🌷 Et si tu redéfinissais ce qu’être artiste veut dire pour toi ?
Et si être artiste, c’était simplement :
Oser créer, même sans public.
Partager, même sans certitude.
Se chercher, se réinventer, se tromper, recommencer.
S’autoriser à faire les choses à sa manière, sans se trahir.
L’authenticité n’a pas besoin de diplôme.
La légitimité ne se décrète pas, elle se cultive, saison après saison, œuvre après œuvre.
🌿 Et si tu ne te reconnais pas dans le mot “artiste”…
…c’est OK aussi. Tu as le droit d’inventer ta propre terminologie : créateur·ice, explorateur·ice, artisan·e du sensible, ou tout autre mot qui te ressemble. L’essentiel, c’est que cette définition soit fidèle à qui tu es et suffisamment claire pour que ton audience comprenne ton univers et ce que tu proposes.
Prends un moment pour te demander : Qu’est-ce qui, dans ta pratique, te fait sentir vivant·e ? Qu’est-ce qui te donne envie de continuer, même quand le doute s’invite ? Et si tu laissais tomber, juste pour aujourd’hui, l’idée d’être “comme il faut” pour t’autoriser à être… toi ?
Tu n’as rien à prouver.
Ton art mérite d’exister, simplement parce qu’il est le tien.
Et le monde a besoin de voix sincères, de chemins de traverse, de cœurs indisciplinés.
Avec douceur et confiance, — Sandrine, Volcanic’Arts
Hello, je suis Sandrine
Accompagnant artistes & créateur·ices depuis 2016, je suis la“guide-nounou” bienveillante qui fait briller ta flamme créative